je vous fais le coup de la panne…

Aujourd’hui, je suis complètement crevé. J’ai passé une nuit horrible, je n’ai dormi que deux ou trois heures et ce matin a un goût pâteux et persistant en bouche.

C’est l’avant-dernier jour de mon challenge « 7 articles en 7 jours ». J’avais bien sûr déjà établi un sujet à l’avance, mais j’ai tellement peu d’énergie et de motivation que je vais tout simplement parler de ce que je ressens et de l’enjeu qui se cache derrière ces sentiments et sensations.

Ce challenge m’a permis de comprendre que rester concentré sur l’action pure et simple permet d’avancer beaucoup plus vite, beaucoup plus fort que d’habitude. Tant que je ne rencontrais aucun obstacle particulier, écrire était facile jusqu’à maintenant. Il m’est arrivé un matin de ne pas être ultra motivé et d’hésiter quelques minutes à ne rien faire de la journée. La meilleure chose pour résoudre ce problème, c’est de se projeter avant de prendre une décision trop rapidement. Se dire « quel est le bénéfice que je vais retirer de mon inaction, et quels en seront les inconvénients » ?

Ne rien faire aurait pu me donner l’occasion de me détendre, de jouer à un jeu, passer des heures sur YouTube ou me contenter de flâner sans but précis.

Sympa sur le court-terme, complètement vain à moyen ou long terme.

Mais quelles seront les réelles conséquences ?

1)      Je vais déprimer pour ne pas avoir réussi à tenir 3 petits jours, tout ça à cause d’une petite baisse motivation.

2)      Mon moment de détente m’apportera beaucoup moins de plaisir que s’il avait été précédé d’un moment d’effort puis de la récompense due à cet effort.

3)      Cette décision affectera grandement les futurs moments où j’aurai envie de me lancer dans un nouveau projet et de rester motivée.

4)      Je me conforte dans la vision négative de moi-même et de mon incapacité à aller au bout d’une action.

5)      Et puis j’ai fait ce challenge pour produire régulièrement sans me juger… Ce serait bête de reprendre mes vieilles habitudes en plein milieu.

Finalement, cette projection ne m’a pris que quelques secondes de mon temps. Mais elle a suffi à me remettre en selle pour écrire mon article. Et une fois le point final apparu, j’ai ressenti une grande fierté.

Aujourd’hui, c’est un autre type de difficulté que je rencontre. Pas un problème de motivation en soi, mais un changement des conditions de travail.

Quand on commence un travail et que tout se passe bien, on a tendance à oublier tous les facteurs qui rendent la situation agréable et propice à la créativité. Mais dès que l’un de ces facteurs disparait, notre petit confort s’écroule instantanément.

Le fait d’être en forme, d’avoir un matériel qui fonctionne, d’avoir un sujet à traiter, d’être inspiré, d’avoir bien mangé et bien dormi, de ne pas avoir de soucis dans notre vie quotidienne ou dans nos relations, etc. Toutes ces briques forment notre petite maison dans la prairie, notre petit coin d’optimisation absolue au service de la création.

A présent, le facteur qui me manque, c’est la forme physique. J’ai passé une mauvaise nuit et cela suffit pour que mon cerveau se mette en état d’urgence : « alerte, on arrête tout, stoppez les machines ! »

Vous ne pouvez le voir d’ici (sans blague), mais quand j’ai écrit les premiers mots de cet article, j’étais complètement à l’envers, nauséeux et ne sachant aucunement si j’allais réussir à raconter ou expliquer quoi que ce soit.

Mais après quelques secondes de réflexion, je me dis que la réponse à mon problème est plutôt évidente. En tout cas, elle est suffisamment accessible pour être pensée, mais suffisamment compliquée pour demander pas mal de volonté.

N’essayez pas de fuir le problème, ne faites pas croire aux gens que vous n’êtes pas fatigué, que tout va bien et que tout se passera comme prévu.

Parlez de votre problème, que ce soit frontalement, ou indirectement. Et sans le savoir, vous aiderez beaucoup de gens qui rencontrent ou ont rencontré celui-ci dans leur vie.

Vous n’avez pas l’inspiration ? Écrivez sur l’inspiration. Vous êtes crevé ? Parlez de l’équilibre de vie du créatif. Vous venez de rompre avec votre petite amie ? Bon bah, chialez un bon coup et ça passera, parlez-en plutôt à votre meilleur pote et écrivez votre article sur la trahison sentimentale un petit peu plus tard…

Je pense qu’en agissant ainsi, on reste non seulement sincère, mais surtout en réelle connexion avec ce que l’on décrit.


Maintenant que mon devoir est accompli, je vais donner l’autorisation à mon corps de s’effondrer où il pourra pour comater jusqu’en 2040, au moins.

Et l’on se retrouve demain pour un nouvel article, le dernier du défi, dans de meilleures conditions cette fois !

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